Ils reviennent prendre leur place. Pas par nostalgie. Par constance. Depuis 2006, La Maison Tellier avance hors du flux, sans chercher l’angle ni le buzz. Timidité des Arbres, cadeau qu'ils se sont faits pour fêter leurs 20 ans passés à célébrer en musique la joie du simple fait de vivre, s’inscrit dans cette trajectoire d'une folk music organique, en français dans le texte, débarrassée des postures. Américaine sans folklore, française sans affectation. Une musique bâtarde, quelque part entre Calexico, Creedence Clearwater Revival et Jean-Louis Murat. Le disque est d’ailleurs dédié à ce dernier, ainsi qu’à Shane MacGowan — deux artistes qui ont tenu sans jamais lâcher la chanson comme une ligne de vie. Timidité des Arbres n’est pas un disque de retour. C’est un disque de continuité. Un album pour celles et ceux qui savent, depuis La Chambre Rose, Sur un Volcan, Amazone, Haut Bas Fragile ou Exposition Universelle, que durer n’est pas céder, et que croire encore et toujours aux chansons n'est pas une fuite, mais un choix courageux. © Azimuth Productions